/

/

AMR ou AGV : quelle différence pour automatiser un entrepôt ?

Comparatifs

AMR ou AGV : quelle différence pour automatiser un entrepôt ?

L'AGV suit un trajet fixe tracé au sol, l'AMR calcule seul son chemin et contourne les obstacles. Ce choix change l'installation, la flexibilité et la cohabitation avec vos équipes. Voici comment trancher.

L'AGV suit un trajet fixe tracé au sol, l'AMR calcule seul son chemin et contourne les obstacles. Ce choix change l'installation, la flexibilité et la cohabitation avec vos équipes. Voici comment trancher.

Par François Lecomble

, expert robotique

·

·

3

min de lecture

Robots logistiques autonomes Pudu T600 Upright et T600 Underride dans un entrepôt

Un AGV (véhicule à guidage automatique) suit un trajet fixe, matérialisé au sol par une bande, un fil ou des repères. Un AMR (robot mobile autonome) calcule lui-même son itinéraire à partir d'une carte et de ses capteurs. Pour un entrepôt, la différence tient en une question : vos flux sont-ils figés, ou vont-ils changer ?

En bref

  • L'AGV convient aux circuits stables et très répétitifs.

  • L'AMR s'installe sans infrastructure au sol et s'adapte aux réaménagements.

  • Face à un obstacle, l'AGV s'arrête ; l'AMR le contourne.

  • Les deux peuvent travailler ensemble grâce au standard VDA 5050.

Qu'est-ce qu'un AGV ?

L'AGV est un véhicule de manutention sans conducteur, utilisé depuis des décennies dans l'industrie. Il suit un chemin défini à l'avance, matérialisé par une bande magnétique, un fil enterré, des QR codes au sol ou des réflecteurs. Quand un obstacle bloque le passage, il s'arrête et attend que la voie se libère.

Qu'est-ce qu'un AMR ?

L'AMR se déplace sans rail ni repère au sol. Ses capteurs, souvent un LiDAR et des caméras, observent l'environnement. Un logiciel de navigation basé sur le SLAM le situe sur sa carte, et un planificateur recalcule son trajet dès qu'un obstacle apparaît : une personne, un chariot, une palette posée dans l'allée.

Quelles sont les différences entre un AMR et un AGV ?

Le guidage

L'AGV dépend d'une infrastructure posée au sol. L'AMR s'appuie sur une carte numérique, relevée lors de l'installation.

Les obstacles

L'AGV s'arrête devant un obstacle. L'AMR le contourne et choisit un autre passage, ce qui évite les blocages dans les allées partagées.

L'installation

Un AGV demande de poser et d'entretenir son guidage. Un AMR se déploie après une cartographie du site, sans travaux au sol.

La flexibilité

Modifier le circuit d'un AGV demande de modifier l'infrastructure. Pour un AMR, on met à jour la carte et les zones dans le logiciel.

La cohabitation avec les équipes

L'AMR détecte les personnes, ralentit, contourne ou s'arrête. Il convient aux espaces partagés avec les opérateurs, à condition de définir avec eux les zones, les vitesses et les horaires.

Quand choisir un AGV, quand choisir un AMR ?

  • AGV : circuit stable, navettes très répétitives, peu de changements prévus, infrastructure déjà en place.

  • AMR : site qui évolue, flux variables, allées partagées avec des opérateurs, besoin de démarrer vite sans travaux.

Peut-on faire travailler AGV et AMR ensemble ?

Oui, si le logiciel de supervision sait piloter les deux. Le standard VDA 5050 a été conçu pour cela : il définit un langage commun entre un superviseur et des véhicules de marques différentes. La série Pudu T600 est compatible VDA 5050 : le T600 Upright peut recevoir ses tâches du même système que les AGV déjà en place, sans développement spécifique. On parle alors de gestion de flotte.

Quels robots AMR pour un entrepôt ?

  • Pudu T300 : robot de manutention de 300 kg, annoncé conforme à la norme ISO 3691-4. Il détecte les obstacles bas ou suspendus et respecte les lignes jaunes au sol.

  • Pudu T600 Upright et T600 Underride : 600 kg de charge utile, compatibles VDA 5050. L'Underride est une plateforme basse qui se glisse sous les rayonnages et supports roulants.

  • Pudu MP2000 : robot transpalette de 2 000 kg. Il prend une palette à 90° dans une allée de 2 mètres et tolère une palette décalée de 15 cm ou inclinée de 15°.

Pour les sites qui tournent en continu, les T300 et T600 proposent une batterie remplaçable à chaud, en plus d'une recharge de 0 à 90 % en 2 heures.

Que vérifier avant de lancer un projet ?

  • Le poids, le format et la position des charges ou palettes.

  • La largeur des allées et l'état du sol.

  • Les flux horaires et les points de croisement avec les opérateurs.

  • L'intégration avec votre système de gestion d'entrepôt et vos AGV existants.

  • Les règles de sécurité des chariots sans conducteur sur votre site.

Norbot réalise un audit gratuit sur site pour valider ces points et proposer le robot adapté, ou vous dire si aucun ne l'est.

Secteurs

Questions fréquentes

Comment évite-t-il les obstacles ?

Par une combinaison de lidar, de caméras et de capteurs de proximité, avec arrêt d’urgence. Il contourne un obstacle imprévu et s’immobilise en le signalant s’il ne trouve aucun passage.

Comment évite-t-il les obstacles ?

Par une combinaison de lidar, de caméras et de capteurs de proximité, avec arrêt d’urgence. Il contourne un obstacle imprévu et s’immobilise en le signalant s’il ne trouve aucun passage.

Le robot peut-il travailler en présence de public ?

Oui pour les modèles de service et une grande partie des modèles de nettoyage : détection des personnes, ralentissement, contournement, arrêt. Les grands modèles industriels, eux, sont prévus pour des créneaux sans public. La cohabitation se décide site par site : nous définissons avec vous les zones, les vitesses et les plages horaires, et nous vous remettons la documentation technique et les déclarations de conformité du constructeur. L'intégration du robot à votre évaluation des risques relève de vous, en tant qu'exploitant du site.

Le robot peut-il travailler en présence de public ?

Oui pour les modèles de service et une grande partie des modèles de nettoyage : détection des personnes, ralentissement, contournement, arrêt. Les grands modèles industriels, eux, sont prévus pour des créneaux sans public. La cohabitation se décide site par site : nous définissons avec vous les zones, les vitesses et les plages horaires, et nous vous remettons la documentation technique et les déclarations de conformité du constructeur. L'intégration du robot à votre évaluation des risques relève de vous, en tant qu'exploitant du site.

Faut-il modifier nos locaux ?

Peu, en général : une prise pour la station de charge, et un point d’eau à proximité pour les robots laveurs. Ascenseurs, portes automatiques et sas peuvent demander une interface selon le modèle et votre installation existante. C’est vérifié pendant l’audit, pas découvert le jour de la livraison.

Faut-il modifier nos locaux ?

Peu, en général : une prise pour la station de charge, et un point d’eau à proximité pour les robots laveurs. Ascenseurs, portes automatiques et sas peuvent demander une interface selon le modèle et votre installation existante. C’est vérifié pendant l’audit, pas découvert le jour de la livraison.

Un projet de robotisation ?

Parlez-en à un expert Norbot. Nous étudions votre site et vous proposons la solution adaptée.

Un projet de robotisation ?

Parlez-en à un expert Norbot. Nous étudions votre site et vous proposons la solution adaptée.

Un projet de robotisation ?

Parlez-en à un expert Norbot. Nous étudions votre site et vous proposons la solution adaptée.

Autres articles